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La présente page fournit des suggestions relatives à la soumission d'articles à des revues savantes et aux étapes menant à la publication de même qu'à la présentation de communications (papers) dans des congrès et colloques et aux textes publiés qui peuvent en découler.

Voir les deux groupes d'ouvrages cités à la page sur la planification d'une carrière en musicologie (introduction et section « Publications dérivées de mémoires et de thèses »).

Publication d'articles

Une liste très représentative de revues savantes (avec liens vers les sites des éditeurs) est fournie ailleurs.

Choix d'une revue : Choisissez bien la revue à laquelle vous voulez soumettre un article et assurez-vous, en consultant les derniers numéros parus, que son sujet cadre bien avec les orientations du moment.

Premier contact avec la rédaction : Avant d'être trop avancé dans la rédaction, établissez un premier contact avec la revue pour vous assurer que l'article envisagé pourrait lui convenir et vous informer du temps requis pour l'évaluation et la publication. Vous pouvez aussi vous renseigner sur certains points qui pourraient ne pas être traités dans le protocole de rédaction du numéro le plus récent, comme le nombre maximum de pages, de notes et d'exemples musicaux.

Présentez-vous toujours de façon complète (statut professionnel ou étudiant, affiliation, recommandation d'un collègue ou d'un professeur) en décrivant brièvement le but et le contenu de votre article et en faisant valoir sa contribution au développement des connaissances. Une revue est beaucoup plus susceptible de s'ouvrir à un texte soumis dans le respect d'un certain protocole qu'à un envoi non annoncé.

Contexte de rédaction : Si vous soumettez un texte qui trouve son origine dans un travail réalisé dans un contexte précis, p. ex. un cours ou un séminaire, remplacez les mentions du genre « dans ce travail » par une formulation plus appropriée.

Soumission multiple : Il est généralement très mal vu d'envoyer un article à plusieurs revues en même temps dans l'espoir d'accepter l'invitation de celle qui répond le plus rapidement ou de choisir parmi plusieurs réponses favorables. L'étiquette exige à tout le moins que l'on vérifie auprès de la rédaction si cette pratique est acceptée.

La survie de nombreuses revues savantes dépend du temps qu'y consacrent des universitaires déjà surchargés. Ces personnes n'aimeront pas voir s'envoler pour une autre revue un article dont l'évaluation aura déjà fait l'objet de plusieurs heures de travail. Des personnes auxquels un rédacteur aura demandé un rapport d'appréciation n'aimeront pas recevoir une note leur demandant de ne pas poursuivre l'évaluation de l'article parce que l'auteur l'a retiré.

Respect du protocole de rédaction : Utilisez le protocole de rédaction fourni dans l'exemplaire le plus récent de la revue ou sur son site Web. L'utilisation de logiciels de gestion bibliographique qui permettent de modifier facilement le format des notes en changeant de fichier de mise en page, trouve ici tout son sens lorsqu'il s'agit de soumettre un article — ou plutôt d'approcher une autre revue en case de refus.

Bien que l'on puisse faire bonne impression en utilisant le protocole de rédaction dès le premier envoi, la chose n'est pas absolument essentielle étant donné que bien des détails restent à régler avant de passer à l'étape de la révision en vue de la publication.

Évaluation : Dans le cas des revues avec comité de lecture (pour les distinguer des « revues avec communauté de lecteurs », comme on l'a déjà écrit avec un certain sarcasme), l'article est envoyé à des lecteurs internes ou à des experts externes si aucun des membres du comité n'est vraiment un spécialiste du sujet.

Le processus d'évaluation prend habituellement plus de temps qu'on le souhaiterait, étant donné que les lecteurs sont des universitaires déjà occupés et qui donnent de leur temps. On peut cependant se permettre de contacter la revue si le délai semble dépasser les limites du raisonnable.

Préparation de la version finale : Les commentaires des évaluateurs peuvent mener la rédaction à prendre l'une ou l'autre des décisions suivantes :

En fait, rares sont les articles acceptés sans la moindre modification. Les évaluateurs sont souvent des personnes qui connaissent très bien le sujet et peuvent faire des suggestions très utiles dont on a tout avantage à tenir compte.

Dans la lettre accompagnant l'envoi du texte révisé, il est à propos de signaler à la rédaction de quelle façon et dans quelle mesure on a tenu compte des suggestions des lecteurs. À titre de spécialiste du sujet, il se peut que l'on ait de très bonnes raisons d'être en désaccord avec eux; il ne faut alors pas hésiter à le dire et à faire valoir son point de vue.

Préparation de fichiers informatiques : C'est lorsque les modifications suggérées par le comité de lecture ont été apportées qu'il est temps de préparer (ou de finaliser) le fichier à transmettre à la revue. Le texte doit toutefois être mis en page le plus simplement possible de manière à éviter les problèmes d'importation dans les logiciels professionnels de mise en page. Quel que soit le soin mis à préparer un fichier, la revue devra l'adapter à son logiciel ou à sa façon de travailler. Outre le texte, un fichier ne devrait contenir rien d'autre que l'italique et le gras, les tabulations et les renfoncements pour les citations. Certaines revues exigent que les notes fassent l'objet d'un fichier séparé composé de notes « statiques » (créées manuellement, donc sans utiliser la fonction appropriée du logiciel); d'autres peuvent s'accommoder de notes telles que les produisent les logiciels courants.

Exemples musicaux, tableaux et illustrations : À moins que la revue ne se charge de faire graver tous les exemples musicaux par souci d'uniformité, on doit les soumettre avec la version finale en format TIFF ou, beaucoup moins fréquemment aujourd'hui, sur une sortie sur imprimante à laser à haute résolution (au moins 600 dpi, et idéalement 1200 dpi). Les tableaux devront généralement composés de nouveau pour respecter les pratiques de la revue, mais certaines acceptent de reproduire photographiquement le matériel soumis par un auteur. Les illustrations, habituellement en noir et blanc, sont aussi transmises sous forme de fichiers graphiques à haute résolution, à moins que des exemplaires sur papier glacé ne soient considérés plus appropriés.

Dans tous les cas, il revient à l'auteur d'un article d'avoir obtenu les permissions requises des ayants droit, ce qui peut parfois prendre beaucoup de temps. En outre, il faut généralement payer les coûts de production et de reproduction.

Permissions et droits : Il est souhaitable, voire essentiel, d'entrer en contact avec les héritiers d'une personnalité dont l'œuvre est encore protégée de manière à obtenir les permissions requises pour citer des extraits de textes ou d'œuvres. Ces personnes pourront aussi fournir des photographies inédites. Il ne faut cependant pas être surpris si elles demandent à lire une version préliminaire d'un article avant d'accorder leur permission. Elles voudront souvent s'assurer que les faits rapportés correspondent à la réalité ou éviter que ne soient diffusées des informations susceptibles d'entacher la réputation de leur parent. Les responsables des bibliothèques et archives riches en documents sur la personnalité en question seront souvent les personnes les mieux placées pour aider un auteur à retracer ces ayants droit.

Transmission des fichiers : La façon maintenant courante de transmettre des textes est maintenant l'envoi d'un ou plusieurs fichiers joints à un courriel. Des illustrations sur papier glacé devront cependant être envoyés de façon traditionnelle.

Processus d'édition : Un texte est rarement publié tel que soumis, puisque la rédaction fera nombre de corrections relatives à la mise en page, au respect du protocole de rédaction, à la ponctuation, aux abréviations, etc. Il faut aussi s'attendre à diverses corrections de nature stylistique. Cependant, l'auteur est normalement consulté au sujet des corrections qui pourraient modifier sa pensée. Bref, la révision linguistique et technique vise à présenter le texte qu'aurait fourni une personne possédant l'expérience et le temps requis pour réaliser un produit parfait. L'éditeur peut envoyer à l'auteur le fichier révisé et lui demander de le vérifier au moyen de la fonction Suivi des modifications de Microsoft Word.

Correction des épreuves : En fonction du temps disponible, la revue envoie les épreuves pour correction, parfois avec une liste des signes de correction d'épreuves. Les éditeurs pourront demander d'utiliser deux couleurs permettant de distinguer entre corrections d'auteurs (généralement en rouge) et erreurs de l'imprimeur (bleu ou noir). Les textes sont aujourd'hui surtout transmis sous la forme de fichiers en format PDF, ce qui permet de fournir une reproduction exacte de la mise en page et d'éviter les délais et les coûts de la poste. Un éditeur peut aussi fournir à l'auteur les instructions pour participer à la révision du fichier PDF en utilisant les outils de commentaire du logiciel et de publier les corrections et commentaires sur un serveur.

Notice biographique et résumé : Si la revue publie une notice biographique pour chacun des auteurs, on peut fournir un court texte rédigé en s'inspirant des notices existantes dans les numéros récents. Même si la revue ne publie pas de résumé (angl. abstract), il est souhaitable d'en rédiger un en tenant compte des suggestions que l'on trouve dans le document How to Write a RILM Abstract.

Ajout des données de publication aux bases de données : On a avantage à faire connaître l'existence de ses recherches en remplissant sur le site Web du RILM (Répertoire international de littérature musicale) le formulaire permettant d'ajouter la notice et le résumé de son article à la base de données.

Présentation de communications

Pour plus de détails sur tous les aspects reliés aux communications savantes, voir Grenier 2002.

Rédaction du résumé (abstract) : Le résumé, généralement d'une longueur de 250 à 800 mots en fonction des organisateurs, doit indiquer clairement le sujet, les prémisses, la méthodologie et les conclusions. À moins qu'il ne s'agisse d'un congrès faisant l'objet d'une invitation directe, les projets sont généralement évalués de façon anonyme (à l'aveugle) par le comité de programmation.

Longueur du texte : Il est essentiel de respecter scrupuleusement la période de temps allouée pour sa communication (généralement de 20 à 30 minutes) de manière à éviter aux organisateurs le cauchemar qui se produit lorsqu'un atelier (angl. session) empiète sur l'activité suivante. Comme le débit idéal se situe entre 100 et 120 mots par minute, on peut dire qu'un texte de 2 200 mots remplit une présentation de 20 minutes (110 mots/minute × 20 minutes = 2 200 mots); par mesure de prudence, il vaut mieux prévoir quelques minutes de moins que la limite imposée. La longueur du texte peut devoir être réduite si la présentation fait appel à des illustrations qu'il faut commenter ou à des exemples musicaux enregistrés.

Publication du texte : De manière à faciliter la publication du texte de la communication, et ce, qu'il s'agisse d'actes publiés par le comité de programmation ou encore d'une soumission à une revue, il convient de rédiger le texte avec toutes les notes en bas de page requises mais en faisant en sorte qu'il soit possible de faire une lecture parfaitement compréhensible sans y faire référence.

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Date de dernière modification : 2019-09-09
© Marc-André Roberge 2019
Guide des difficultés de rédaction en musique (GDRM)
Faculté de musique, Université Laval, Québec